Au nom des Dieux- De l’eau et du sang: Acte 1: Destinée manifeste

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2015. Une révolution éclate au Brésil pour renverser un gouvernement corrompu depuis des années. Un nouveau Consul arrive à sa tête et se lance dans une croisade pour éradiquer la corruption des politiciens et envahit petit à petit les pays voisins. Pendant 5 ans, personne ne saura ni ne pourra empêcher cette invasion.
2020. Tout autour du globe, différentes personnes, sans aucun lien entre elles, se mettent à vivre des évènements étranges, voire surnaturels. Décidant de se réunir pour mettre en commun leurs connaissances et les fruits de leurs recherches, ils se réunissent à Houston, aux États-Unis. Ils y découvrent alors l’existence d’un monde dissimulé au nôtre, où les mythes et les légendes sont bien réels. Mais à peine ont-ils le temps de s’en rendre compte que les sirènes d’alarme retentissent. Le Brésil entre aux États-Unis.

Au nom des Dieux- De l’eau et du sang: Acte 1: Destinée manifeste, premier roman auto-édité par Gautier Durrieu de Madron, jeune auteur de 24 ans, relate les aventures de demi-dieux dont le destin est de sauver le monde d’une nouvelle guerre mondiale. L’auteur s’inspire largement de faits historiques (la montée du régime nazi, l’invasion de la Pologne par Hitler, la volonté d’expansion du Grand Reich, collabo et résistants…) mais aussi de la mythologie du monde entier. Et c’est surtout ce dernier point qui m’avait motivé à lire ce roman. Une revisite de la mythologie? Pourquoi pas.

Je dois dire que j’ai été agréablement surprise par le style de l’auteur qui se veut très plaisant. Une certaine maturité se dégage dans l’écriture ce qui est plutôt encourageant pour un premier écrit (attention toutefois à quelques petites fautes d’accords et conjugaisons mais rien de grave…). Il y a un très bon équilibre dans le découpage des scènes et des événements ainsi que dans l’alternance entre dialogues et descriptions. Les personnages principaux, nos demi-dieux sont intéressants. Leurs caractères sont bien campés, on se fait aisément une image de chacun d’entre eux (grâce au premier quart du roman notamment qui introduit bien tous les personnages dans le récit). J’ai particulièrement apprécié les personnages de Lucie et Soren. Toutefois j’aurais apprécié un peu plus de développement de leur psychologie.

Malheureusement les points positifs que j’ai pu relever s’arrêteront là…Je pense vraiment que je ne suis pas le lectorat visé pour ce genre du roman. L’idée de départ est bonne toutefois c’est du déjà vu selon moi. On surfe sur la tendance super-héros et blockbuster. J’ai beaucoup pensé au film Les 4 fantastiques et à la série American Gods. Certes le roman est bourré d’actions, les personnages ne peuvent quasiment pas « souffler », il n’y a pas de temps morts…mais justement c’est trop. J’aurais aimé voir plus de réflexions sur les états d’âme des personnages ou encore des réflexions sur la montée en puissance de l’empire brésilien. On reste trop en surface selon moi, c’est bien dommage. Le schéma narratif ainsi que les scènes d’action deviennent répétitifs et prévisibles ce qui ne laissent aucune place à la surprise et aux retournements de situation qui auraient pu relancer l’intrigue. Le roman souffre également d’un certain manque de crédibilité: les personnages s’en sortent trop facilement, les solutions face aux difficultés qu’ils rencontrent sont trouvés en un claquement de doigt.

Malgré des qualités indéniables, une écriture mature, un style agréable, des personnages intéressants, Au nom des Dieux, de l’eau et du sang: Acte 1 ne m’aura convaincu qu’à moitié. Trop de facilité et de rapidité dans les scène d’actions, trop de répétitions, tout est prévisible. Le roman gagnerait en qualité en insérant des éléments provoquant la surprise et des retournements de situations. Surfant sur la vague des films et séries de super-héros, ce roman manque, selon moi, d’originalité. Pour tout dire, j’en ai assez des super héros qui sauvent la Terre entière…Toutefois le roman ravira les fans du genre. Je n’oublie pas le fait que ce soit un premier roman: j’encourage l’auteur dans cette voie de l’écriture, il manque juste « le truc », la « patte » de Gautier Durrieu de Madron.

13/20

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